Architecte d’intérieur à Villenave-d’Ornon : rénover entièrement un pavillon des années 1970
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Sommaire
Introduction
Villenave-d’Ornon compte aujourd’hui plus de trente-cinq mille habitants, sur l’un des territoires les plus étendus de la première couronne sud de Bordeaux. Son parc bâti est dominé par le pavillon individuel construit entre 1960 et 1985.
Ces maisons ont vieilli sans jamais être repensées. Cloisonnement rigide, cuisine fermée, garage intégré sous-exploité, isolation d’origine ou inexistante : le potentiel est réel, mais il suppose une reprise globale plutôt qu’un rafraîchissement de surface.
Faire appel à un architecte d’intérieur à Villenave-d’Ornon pour une rénovation complète, c’est traiter simultanément la structure, l’enveloppe, les réseaux et la distribution. Chaque décision en engage une autre.
Cet article détaille la méthode appliquée par Bossina sur ce type d’opération, du relevé initial à la réception du chantier. Il s’adresse aux propriétaires qui achètent un bien à restructurer ou qui souhaitent réhabiliter la maison qu’ils occupent déjà.
L’objectif est simple : gagner en usage, en confort thermique et en valeur patrimoniale sans multiplier les reprises. Une rénovation complète bien phasée coûte moins d’arbitrages qu’une succession de travaux partiels.
Villenave-d’Ornon vue par un architecte d’intérieur
La commune ne forme pas un tissu homogène. Le bourg historique, autour de l’église Saint-Martin, conserve des maisons de pierre alignées sur rue, tandis que le Pont-de-la-Maye s’est développé autour de l’axe routier vers Bordeaux.
Plus au sud, Chambéry, Sarcignan et Courréjean déroulent des lotissements pavillonnaires de plain-pied ou à étage, sur des parcelles souvent généreuses. À l’est, les bords de Garonne restent marqués par les anciennes terres maraîchères.
Le pavillon des années 1960-1980 et sa trame de refends
Ce bâti se reconnaît à sa trame régulière : murs de refend porteurs tous les quatre à cinq mètres, plancher hourdis sur vide sanitaire, charpente fermette industrielle empêchant tout aménagement de combles sans reprise.
Les façades sont en aggloméré de ciment enduit, parfois doublées d’une contre-cloison en briquettes avec lame d’air. Le potentiel de restructuration existe, mais il passe systématiquement par une lecture structurelle préalable.
Maisons de bourg, échoppes et opérations récentes
Autour du centre ancien, quelques échoppes girondines et maisons de bourg en moellons calcaires hourdés à la chaux subsistent. Leur logique constructive est radicalement différente de celle du pavillon.
L’arrivée du tramway a par ailleurs accompagné une densification récente en petits collectifs. Sur ces logements, le travail porte sur la distribution intérieure et les rangements, pas sur l’enveloppe.
Cette lecture typologique s’applique à l’identique sur une rénovation complète d’une maison à Bègles, où le tissu mêle également échoppes anciennes et pavillons d’après-guerre.
Diagnostic avant rénovation complète : structure, réseaux, repérages
Aucun plan n’est dessiné avant le relevé. La phase de diagnostic mesure l’existant au télémètre laser, relève les niveaux réels et identifie ce qui porte de ce qui ne porte pas.
Elle intègre l’état des réseaux : tableau électrique, section des conducteurs, présence ou non d’une mise à la terre, nature des canalisations, ventilation. Sur un pavillon de 1972, la remise à niveau est presque toujours totale.
Ce que révèle un repérage avant travaux
Le diagnostic amiante avant travaux est obligatoire pour tout bien dont le permis de construire est antérieur à juillet 1997. Colles de dalles vinyle, fibrociment de couverture et enduits projetés en sont les gisements les plus fréquents.
Le constat de risque d’exposition au plomb concerne les peintures antérieures à 1949, donc surtout le bourg ancien. Ces repérages conditionnent le phasage, les protections de chantier et la filière d’évacuation des déchets.
Ce diagnostic préalable structure tous nos projets, qu’il s’agisse d’une rénovation complète d’une maison à Villenave-d’Ornon ou d’un bien situé plus au nord de la métropole.
Redistribuer les volumes sans fragiliser la structure
La demande la plus courante consiste à réunir cuisine, séjour et entrée en un espace unique traversant. Sur un pavillon à refends, cela suppose de supprimer au moins un mur porteur.
La descente de charges est alors recalculée, un profilé IPN ou HEB est dimensionné par un bureau d’études structure, et les appuis sont vérifiés jusqu’aux fondations. Cette étude n’est jamais optionnelle.
Ouvrir un refend porteur : étaiement, profilé, appuis
La séquence est immuable : étaiement de part et d’autre, ouverture progressive, pose du profilé sur platines et massifs, calage au mortier expansif, puis dépose de l’étaiement après séchage complet.
Le profilé peut rester apparent, traité comme un élément de dessin, ou disparaître dans un coffrage aligné sur le plafond. Ce choix se décide en phase conception, pas en cours de chantier.
Circulations, escalier et surface réellement utile
Un pavillon des années 1970 consacre couramment douze à quinze pour cent de sa surface aux couloirs. Réduire ces circulations restitue une pièce entière sans toucher à l’emprise au sol.
L’escalier, souvent droit et cloisonné, gagne à être ouvert ou déplacé. Sa reprise conditionne toutefois la trémie et donc le plancher, ce qui la rattache à la phase structure.
Ces arbitrages de distribution valent aussi sur les coteaux, comme lors d’une rénovation complète d’une maison à Gradignan, où la topographie impose parfois des demi-niveaux.
Enveloppe et isolation : du bâti RT1974 au niveau BBC rénovation
Un pavillon antérieur à 1975 a été construit sans exigence thermique réelle. Les déperditions se répartissent principalement par la toiture, les murs, les menuiseries et les ponts thermiques de plancher.
La hiérarchie d’intervention est constante : on traite d’abord l’enveloppe, ensuite l’étanchéité à l’air et la ventilation, et seulement après on dimensionne les équipements. L’ordre inverse conduit à surdimensionner inutilement.
Isolation par l’extérieur ou par l’intérieur : arbitrer
L’isolation par l’extérieur supprime les ponts thermiques et préserve la surface habitable, mais elle modifie l’aspect de la façade et relève donc d’une autorisation d’urbanisme.
L’isolation par l’intérieur reste pertinente quand la façade présente un intérêt architectural ou quand le recul en limite séparative est insuffisant. Elle impose alors un traitement soigné des tableaux et des retours.
Sur les maisons proches de la Garonne, la gestion de l’humidité s’ajoute à l’équation, exactement comme sur une rénovation complète d’une maison à Floirac en pied de coteau.
Second œuvre : sols, enduits et menuiseries intérieures
Une fois l’enveloppe et la structure traitées, le projet se joue sur la matière. Le second œuvre donne à la maison son caractère et absorbe la majorité des heures de main-d’œuvre.
Le sol est l’élément le plus structurant visuellement. Un revêtement unique déployé sur tout le niveau agrandit la perception du volume bien plus efficacement qu’une addition de zones.
Parquet, chape et rattrapage de niveaux
Le parquet contrecollé en pose collée, en lames larges ou en point de Hongrie, s’accommode d’un plancher chauffant basse température. Il exige en revanche une chape parfaitement plane.
Sur un pavillon rénové par tranches, les niveaux varient souvent de un à trois centimètres d’une pièce à l’autre. Un ragréage fibré ou une chape de rattrapage précède impérativement la pose.
Les enduits à la chaux et les peintures minérales apportent une profondeur que les finitions industrielles ne restituent pas. Leur mise en œuvre demande un support sain et un temps de séchage respecté.
Nous avions détaillé cette logique de continuité des sols dans notre article sur l’ouverture d’un intérieur sur sa terrasse et son jardin, où le calepinage conditionne toute la perception du volume.
PLU 3.1, déclaration préalable et permis à Villenave-d’Ornon
La commune est régie par le PLU 3.1 de Bordeaux Métropole. Toute modification de l’aspect extérieur relève au minimum d’une déclaration préalable, instruite en un mois.
Le permis de construire devient nécessaire dès que la surface de plancher ou l’emprise au sol créée dépasse vingt mètres carrés, ou quarante mètres carrés en zone urbaine sous conditions.
Une transformation de garage en pièce habitable constitue un changement de destination et impose une déclaration préalable, même sans modification de façade. Le stationnement exigé par le règlement doit rester assuré.
Bossina instruit ces dossiers en amont du chantier. Le principe reste de sécuriser l’autorisation avant d’engager la moindre dépose, jamais l’inverse.
Cuisine ouverte et mobilier sur-mesure
Après décloisonnement, la pièce perd ses appuis muraux. Le mobilier sur-mesure rétablit alors les fonctions de rangement, de séparation et de circulation que les cloisons assuraient auparavant.
Un îlot dessiné sur mesure organise le plan de travail, masque les réseaux et sert de limite douce entre cuisine et séjour. Sa hauteur et son débord se calent sur les usages réels du foyer.
Les plans d’exécution partent à l’ébéniste après relevé contradictoire, une fois les cloisons montées et les enduits secs. Anticiper cette étape évite les jeux disgracieux en fin de chantier.
Cette approche du sur-mesure se retrouve sur les maisons de coteau, notamment lors d’une rénovation complète d’une maison à Bouliac, où aucun mur n’est réellement d’équerre.
Maîtrise d’œuvre : phaser une rénovation complète
Une rénovation complète mobilise couramment huit à douze corps d’état. La séquence enchaîne dépose et curage, structure, enveloppe, réseaux, cloisonnement, chapes, revêtements, menuiseries intérieures et finitions.
Chaque phase conditionne la suivante. Un décalage sur la structure repousse mécaniquement l’ensemble du calendrier, d’où l’importance d’un planning tenu et de comptes rendus réguliers.
Les menuiseries extérieures et le mobilier sur-mesure ayant les délais de fabrication les plus longs, leurs commandes sont passées dès l’obtention de l’autorisation d’urbanisme.
Bossina assure ce pilotage de la conception à la réception, comptes rendus hebdomadaires et levée des réserves inclus. Le même cadre s’applique à une rénovation complète d’une maison à Latresne comme sur le plateau villenavais.
Comparatif des scénarios de rénovation
Scénario | Ce qu’il permet | Point de vigilance |
Rafraîchissement des surfaces | Peintures, sols, salle d’eau | Aucun gain thermique réel |
Rénovation lourde du second œuvre | Réseaux neufs, isolation, menuiseries | Distribution d’origine conservée |
Restructuration avec ouverture porteuse | Séjour traversant, circulations réduites | Étude structure obligatoire |
Rénovation complète avec extension | Surface créée, programme entièrement repensé | Autorisation d’urbanisme préalable |
Réhabilitation d’une maison ancienne | Valorisation du bâti chaux et pierre | Repérages plomb et amiante |
Retour d’expérience à Villenave-d’Ornon
« Nous avons acheté un pavillon de 1974 vers Chambéry, jamais rénové depuis sa construction. Bossina a repris un refend porteur sur IPN, isolé l’enveloppe, refait l’intégralité des réseaux et dessiné la cuisine sur-mesure. Le couloir central a disparu et la maison a gagné une vraie pièce. Le suivi hebdomadaire nous a permis de garder la maîtrise du planning du début à la fin. » — Famille M., Villenave-d’Ornon |
Questions fréquentes
Peut-on supprimer un mur porteur dans un pavillon des années 1970 ?
Oui, sous réserve d’une étude de structure. Un bureau d’études dimensionne le profilé et vérifie les appuis jusqu’aux fondations, puis l’entreprise réalise l’étaiement et la pose selon ces notes de calcul.
Un diagnostic amiante est-il obligatoire avant une rénovation complète ?
Oui dès lors que le permis de construire du bien est antérieur à juillet 1997. Le repérage avant travaux conditionne le phasage, les protections de chantier et la filière d’évacuation des déchets.
Faut-il une autorisation pour transformer un garage en pièce à vivre ?
Oui. Ce changement de destination relève d’une déclaration préalable au titre du PLU 3.1, même sans modification de façade, et le stationnement exigé par le règlement doit rester assuré sur la parcelle.
Combien de temps dure une rénovation complète de pavillon ?
Comptez généralement quatre à sept mois sur site selon l’ampleur du programme, hors instruction d’urbanisme et hors délais de fabrication des menuiseries et du mobilier sur-mesure.
Peut-on rester dans la maison pendant les travaux ?
Rarement sur une rénovation complète. Le curage, la dépose des réseaux et les chapes rendent le logement inhabitable pendant plusieurs semaines, contrairement à une intervention localisée.
Comment obtenir une estimation pour mon projet ?
Une visite technique sur place permet de relever l’existant et de cerner le programme. Le devis est gratuit sur demande et établi après cette visite.
Prendre rendez-vous
Un projet de rénovation complète à Villenave-d’Ornon ou ailleurs en Gironde ? Prendre rendez-vous avec Bossina pour une étude sur-mesure, du relevé initial à la réception du chantier.


