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Architecte d’intérieur à Pessac : rénover une chartreuse viticole en maison de famille

5 oct.
13 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 6 jours

Architecte d’intérieur à Pessac : rénover une chartreuse viticole en maison de famille

Sommaire




Introduction


Pessac compte près de soixante-cinq mille habitants et s’étend sur plus de trois mille huit cents hectares, ce qui en fait l’une des communes les plus vastes de Bordeaux Métropole. Entre la Cité Frugès, le domaine universitaire et les vignes de l’appellation Pessac-Léognan, son parc ancien conserve de nombreuses chartreuses viticoles et leurs dépendances.


Transformer l’une de ces maisons basses en logement de famille ne relève pas d’une simple remise au goût du jour. C’est précisément le métier d’un architecte d’intérieur à Pessac : lire le bâti existant avant d’y projeter un programme.


La démarche commence par un relevé métrique complet et par les diagnostics réglementaires propres au bâti ancien. Vient ensuite l’avant-projet, qui compare deux ou trois hypothèses de distribution avant d’arrêter le programme définitif.


Cet article détaille la méthode appliquée à une chartreuse pessacaise, du diagnostic d’humidité à la réception des travaux. Il aborde la structure, les enduits, le confort thermique, la reconversion des dépendances et le mobilier sur-mesure.



Pessac : des chartreuses viticoles au cœur de l’appellation


Pessac s’est construite autour de ses vignes et de ses hameaux agricoles bien avant de rejoindre la métropole bordelaise. L’appellation Pessac-Léognan, reconnue en 1987, y réunit des domaines réputés comme Château Haut-Brion et Château Pape Clément.


Autour de ces propriétés subsiste un tissu de maisons de vignerons, de maisons de maître et de chartreuses, souvent accompagnées d’un chai, d’un cuvier et d’un parc planté. Ce bâti forme une part notable du parc ancien pessacais, du secteur de Verthamon Haut-Brion à Candau et Noès.



Reconnaître une chartreuse girondine


La chartreuse se reconnaît à son volume bas et allongé, développé sur un seul niveau, avec une façade ordonnancée de trois, cinq ou sept travées. Les hauteurs sous plafond dépassent souvent trois mètres, et la couverture en tuiles canal présente une pente faible.


Les murs sont montés en moellons calcaires hourdés à la chaux, la pierre de taille étant réservée aux chaînages d’angle et aux encadrements de baies. Leur épaisseur, fréquemment comprise entre cinquante et soixante-dix centimètres, explique l’inertie remarquable de ces maisons en été.


À l’intérieur, les pièces se succèdent le plus souvent en enfilade, sans couloir, chacune commandant la suivante. Les sols alternent tomettes de terre cuite, dalles calcaires et parquets de chêne posés sur lambourdes.



Ce que le règlement d’urbanisme impose à Pessac


Le règlement applicable à Pessac relève du plan local d’urbanisme intercommunal de la métropole, qui fixe les emprises au sol, les hauteurs et les parts de pleine terre à préserver. Certains arbres et boisements y sont protégés, ce qui conditionne toute implantation nouvelle dans un parc existant.


Des éléments bâtis identifiés au titre du patrimoine local peuvent en outre imposer le maintien de la composition des façades et du dessin des menuiseries. À proximité d’un édifice protégé, l’avis de l’architecte des bâtiments de France devient nécessaire, ce qui allonge le calendrier d’instruction.



Le rôle de l’architecte d’intérieur à Pessac sur une chartreuse


Sur une chartreuse, la mission d’un architecte d’intérieur à Pessac commence bien avant les choix de matières. Elle consiste d’abord à vérifier ce que le bâti autorise, puis à écrire un programme hiérarchisé avec les occupants.


Cette mission se distingue nettement d’une prestation de décoration, puisqu’elle engage la distribution, la structure, les réseaux et la conduite des travaux. Elle relève à ce titre de la maîtrise d’œuvre, avec une responsabilité continue jusqu’à la réception.


La logique du programme écrit vaut pour tous les projets de l’agence, y compris lorsqu’il s’agit d’aménager un meublé de tourisme face au Bassin. Sur une chartreuse familiale, ce programme intègre en plus une occupation prévue sur plusieurs décennies.



Du relevé au dossier de consultation des entreprises


Le relevé métrique établit les niveaux réels, les épaisseurs de murs, les désaffleurs de planchers et le tracé des réseaux existants. Il révèle presque toujours des écarts importants avec les plans anciens, surtout sur les maisons remaniées au fil des générations.


L’avant-projet compare ensuite deux ou trois hypothèses de distribution, chacune évaluée en volume de travaux et en impact structurel. Le dossier de consultation des entreprises traduit l’hypothèse retenue en plans d’exécution, en descriptifs par lot et en calendrier.



Maîtrise d’œuvre d’exécution et arbitrages de chantier


La maîtrise d’œuvre d’exécution couvre la direction des travaux, les comptes rendus de chantier et le suivi de l’avancement. Elle sécurise surtout les arbitrages imprévus, particulièrement nombreux dans le bâti ancien.


Une sablière découverte vermoulue, une maçonnerie saturée d’eau ou un plancher plus faible qu’annoncé modifient l’ordre des interventions. Décider rapidement, sur la base d’un relevé fiable, évite l’arrêt de chantier en cascade.



Diagnostics préalables : humidité, mérule, termites et plomb


Aucun projet sérieux ne démarre sans état sanitaire du bâti, car les pathologies de l’ancien conditionnent l’ordre des travaux. L’humidité ascensionnelle arrive en tête des désordres rencontrés sur les chartreuses pessacaises.


Les maçonneries anciennes ont été conçues sans coupure de capillarité, l’eau du sol migrant dans les moellons avant de s’évaporer en surface. Tout enduit étanche appliqué sur ces murs déplace le problème au lieu de le résoudre.



Humidité, salpêtre et mérule


Le diagnostic distingue remontées capillaires, infiltrations latérales, condensation et fuite de réseau, chacune appelant une réponse différente. Les efflorescences de salpêtre en pied de mur signalent une évaporation contrariée, le plus souvent par un enduit ciment.


La Gironde est par ailleurs un département où la mérule est présente, ce champignon lignivore se développant dans les bois humides et confinés. Un vide sanitaire mal ventilé, un plancher bas sur terre-plein ou une fuite ancienne constituent des conditions favorables à surveiller.


Les termites font l’objet d’arrêtés de délimitation en Gironde, et un constat est exigé lors des mutations dans les zones concernées. Capricornes et vrillettes attaquent de leur côté les charpentes de chêne et de pin maritime.



Plomb, amiante et réseaux existants


Sur une maison construite avant 1949, le constat de risque d’exposition au plomb s’impose avant travaux, les peintures anciennes en contenant fréquemment. Le repérage amiante concerne les matériaux mis en œuvre avant juillet 1997, colles de carrelage et dalles de sol comprises.


L’électricité et la plomberie méritent un relevé aussi précis que la maçonnerie, les reprises successives laissant des montages hétérogènes. Ces vérifications valent pour tout chantier sur existant, qu’il s’agisse d’une chartreuse pessacaise ou d’un agrandissement-extension de maison à Cenon, où la mise à niveau des réseaux s’anticipe dès les études.



Distribution : passer de l’enfilade à un plan de famille


L’enfilade des chartreuses répond à un mode de vie où chaque pièce commandait la suivante, sans recherche d’intimité. Une famille contemporaine demande l’inverse : des circulations indépendantes et des pièces que l’on ne traverse pas.


Trois stratégies se rencontrent : créer un couloir longitudinal, doubler l’enfilade par une galerie côté parc, ou spécialiser deux ailes autour d’un cœur commun. Le choix dépend de la position des murs porteurs et de l’orientation des baies.



Jour, nuit et pièces en second jour


La séparation jour-nuit s’appuie généralement sur l’orientation : séjour et cuisine au sud ou à l’ouest, chambres au nord ou à l’est. Les hauteurs disponibles autorisent des impostes vitrées en allège haute pour éclairer un couloir central.


Une pièce dépourvue de fenêtre ne peut pas devenir une chambre, mais elle convient à un dressing, une buanderie ou une bibliothèque. L’éclairage en second jour par verre feuilleté conserve l’unité du volume tout en cloisonnant les usages.



Acoustique entre pièces et portes à galandage


Les cloisons neuves gagnent à être montées sur ossature métallique désolidarisée, garnies de laine minérale et doublées de deux plaques par face. Ce montage apporte un affaiblissement acoustique sans comparaison avec une cloison de carreaux de plâtre.


Les portes à galandage libèrent les murs dans les circulations étroites, à condition de prévoir le caisson dès la phase d’exécution. Sur un agrandissement-extension de maison à Artigues-près-Bordeaux, la même attention se porte sur la jonction entre existant et volume neuf.



Structure et planchers : ouvrir sans fragiliser


Ouvrir un mur porteur de soixante centimètres d’épaisseur ne s’improvise pas, car la descente de charges traverse toute la hauteur de la maçonnerie. L’opération suppose un étaiement calculé, un linteau dimensionné et des appuis vérifiés.


Le linteau prend souvent la forme d’un profilé métallique en IPN ou HEA, posé sur des dés d’appui répartis sur la maçonnerie. Un bureau d’études structure valide les sections, les portées et les contraintes admissibles.



Planchers bois et renforts


Les planchers de chartreuse reposent sur des solives de chêne ou de pin, parfois affaiblies en about par l’humidité des murs. Le moisage, la greffe de tête de solive ou l’ajout d’une poutre intermédiaire rétablissent la portée sans tout démolir.


La flèche admissible conditionne le choix du revêtement, un carrelage collé supportant mal les déformations qu’un parquet tolère. Le calcul se mène donc avant d’arrêter les finitions de sol.



Fondations, dallages et sols argileux


Les chartreuses sont assises sur des fondations peu profondes, sensibles aux retraits et gonflements des sols argileux. Un décaissement mal préparé près d’un mur ancien provoque un tassement différentiel visible en quelques semaines.


Lorsque le plancher bas est refait, un hérisson ventilé surmonté d’une dalle désolidarisée coupe les remontées sans bloquer l’évaporation des murs. Le principe vaut ici comme pour un agrandissement-extension de maison à Saint-Vincent-de-Paul, où la liaison au bâti existant reste le point sensible.



Isolation et confort : faire respirer un mur de moellons


Un mur de moellons calcaires fonctionne comme un régulateur : il absorbe la vapeur d’eau puis la restitue, à condition que ses parements le permettent. Lui appliquer un isolant étanche à la vapeur crée une condensation interstitielle invisible et durable.


Les solutions perspirantes se sont imposées pour cette raison : enduits chaux-chanvre, panneaux de fibre de bois, liège expansé, béton de chanvre projeté. Elles acceptent un transfert hygrique contrôlé vers l’intérieur comme vers l’extérieur.



Enduits à la chaux et parements intérieurs


La chaux aérienne et les chaux faiblement hydrauliques restent les liants de référence pour reprendre un enduit ancien. Un mortier trop riche en ciment fissure et se décolle en emportant la pierre tendre qu’il recouvre.


Les badigeons et les peintures minérales prolongent cette logique en conservant la perméabilité du support. Les finitions filmogènes se réservent aux cloisons neuves et aux doublages.



Ventilation, chauffage et confort d’été


Isoler sans ventiler déplace simplement l’humidité, d’où l’intérêt d’une ventilation mécanique hygroréglable ou double flux selon la configuration. Les entrées d’air et les passages de transit se dessinent en même temps que les cloisons.


Le plancher chauffant basse température s’accorde bien aux grandes hauteurs, qui pénalisent les émetteurs muraux. À Pessac comme sur un agrandissement-extension de maison à Mérignac, le confort d’été se traite d’abord par des protections solaires extérieures.



Chai, cuvier et dépendances : de nouveaux usages


Les chartreuses viticoles s’accompagnent presque toujours d’annexes : chai, cuvier, remise, écurie ou pigeonnier. Ces volumes offrent des hauteurs et des portées généreuses que l’habitation principale n’a pas toujours.


Leur reconversion suppose de vérifier la destination autorisée par le règlement d’urbanisme avant toute étude de plan. Le passage d’un usage agricole ou de remise à l’habitation constitue un changement de destination à déclarer.



Ce que la reconversion implique techniquement


Un chai est généralement dépourvu d’isolation, de plancher bas isolé et de réseaux dimensionnés pour un logement. Le projet y introduit une enveloppe intérieure indépendante, posée sans contact rigide avec la maçonnerie ancienne.


Les grandes portées autorisent une mezzanine ou un niveau partiel, sous réserve de hauteurs résiduelles acceptables de part et d’autre. La charpente existante impose son rythme au plan bien plus qu’elle ne s’y adapte.



Lien avec la maison principale et le parc


Relier la dépendance à la maison demande un parti clair : passage couvert, volume de liaison vitré, ou indépendance assumée avec traversée du parc. La solution retenue conditionne les usages quotidiens autant que l’image de l’ensemble.


Les arbres protégés et les parts de pleine terre limitent les emprises nouvelles, ce qui pousse souvent à densifier l’existant plutôt qu’à bâtir. Le raisonnement rejoint celui d’un agrandissement-extension de maison à Martignas-sur-Jalle, où la surface disponible au sol dicte le projet.



Finitions, mobilier sur-mesure et conduite de chantier


Dans une chartreuse, les finitions décident de la lecture finale : conserver les tomettes, restaurer un parquet, nettoyer une pierre sans l’abraser. Le brossage doux et le lavage remplacent le sablage, qui ouvre la porosité du calcaire et l’expose aux salissures.


Un parquet de chêne en point de Hongrie convient aux grandes pièces de réception, tandis qu’un grès cérame pleine masse sécurise les pièces humides. La cohérence des niveaux de seuil se règle au stade des plans d’exécution.



Mobilier sur-mesure et rangements intégrés


Les chartreuses manquent de rangements, l’épaisseur des murs n’offrant que des niches ponctuelles. Les ensembles menuisés sur-mesure répondent à cette contrainte en occupant les trumeaux et les retours de mur sans fausse note.


Bibliothèques toute hauteur, placards à portes affleurantes, banquettes à coffre et têtes de lit intégrées structurent les pièces. Les panneaux hydrofuges, les chants en bois massif et les quincailleries à sortie totale assurent la tenue dans le temps.



Lumière et séquence des travaux


Les hauteurs importantes appellent un éclairage à plusieurs niveaux : suspensions basses sur les tables, appliques murales, éclairage indirect en corniche. Les températures de couleur chaudes mettent en valeur la pierre et le bois anciens.


Le calendrier place en premier le hors d’eau, l’assainissement des murs et la structure, avant tout lot de finition. Comme sur un agrandissement-extension de maison à Bordeaux, la séquence des lots détermine la durée réelle du chantier.



Tableau récapitulatif des étapes


Étape

Point de vigilance à Pessac

Livrable

Relevé et diagnostics

Humidité ascensionnelle, mérule, termites, plomb sur bâti antérieur à 1949

Carnet de relevé et état sanitaire

Programme

Hiérarchiser les usages d’une famille sur un plan en enfilade

Programme écrit et surfaces cibles

Faisabilité réglementaire

Plan local d’urbanisme métropolitain, arbres protégés, éléments bâtis identifiés

Note de faisabilité et contraintes

Avant-projet

Comparer couloir longitudinal, galerie côté parc ou deux ailes

Plans d’avant-projet et variantes

Études structure

Ouvertures dans les moellons, planchers bois, fondations superficielles

Notes de calcul et plans de renfort

Dossier d’autorisation

Changement de destination des dépendances, aspect des façades

Dossier déposé en mairie

Consultation des entreprises

Lots maçonnerie ancienne, charpente, enduits à la chaux, menuiseries

Descriptifs par lot et comparatif

Préparation de chantier

Étaiements, protection des tomettes et des pierres de taille

Planning et plan d’installation

Travaux structure et enveloppe

Assainissement des murs, hors d’eau, ventilation, réseaux

Comptes rendus de chantier

Finitions et mobilier

Enduits à la chaux, parquet, ensembles menuisés sur-mesure

Plans de détail et calepinages



Exemple de mission à Pessac


Exemple de mission type, donné à titre illustratif. Chartreuse d’environ cent soixante mètres carrés sur un seul niveau, implantée dans le secteur de Candau à Pessac, avec une façade de cinq travées en moellons calcaires, des encadrements en pierre de taille et un parc planté de chênes et de pins. La maison comporte six pièces en enfilade, sans couloir, des hauteurs sous plafond de trois mètres dix et des tomettes conservées dans quatre pièces sur six. Une remise de plain-pied prolonge le pignon ouest, séparée de la maison par un passage ouvert. Le programme d’une famille de cinq personnes demande quatre chambres, une pièce de vie ouverte sur le parc, une buanderie et un bureau fermé. Le relevé met en évidence un enduit ciment appliqué sur le soubassement au nord, des efflorescences de salpêtre sur un mètre de hauteur, un plancher bas directement posé sur terre-plein et deux têtes de solive altérées dans la pièce la plus humide. Les diagnostics réglementaires confirment la présence de peintures au plomb dans les menuiseries intérieures et une colle de carrelage à repérer avant démolition. L’avant-projet retient la création d’une galerie de distribution côté parc, adossée à la façade sud, qui libère les six pièces de leur rôle de passage. La pièce de vie réunit cuisine et séjour par une seule ouverture dans un mur porteur, reprise par un profilé métallique sur dés d’appui calculés. Deux chambres sont créées à l’ouest, dont une par cloisonnement d’une pièce trop vaste, le second jour étant assuré par une imposte en verre feuilleté. Le soubassement est purgé de son enduit ciment puis repris à la chaux aérienne, après dégagement du pied de mur et mise en place d’un drainage périphérique. Le plancher bas est refait en hérisson ventilé, dalle désolidarisée et plancher chauffant basse température, les tomettes des deux pièces de réception étant déposées, numérotées puis reposées. Les doublages intérieurs sont traités en fibre de bois avec freine-vapeur hygrovariable, sans contact rigide avec la maçonnerie. La remise devient buanderie et bureau, reliée par un volume de liaison vitré de faible emprise, conforme aux parts de pleine terre à conserver. Le mobilier sur-mesure intègre une bibliothèque toute hauteur dans la galerie, des placards affleurants dans les chambres et une banquette à coffre sous l’imposte. Le chantier est séquencé en commençant par la charpente, l’assainissement des murs et la structure, les lots de finition n’intervenant qu’après une période de séchage des enduits.



Questions fréquentes


Peut-on ouvrir un mur porteur dans une chartreuse pessacaise ?


Oui, à condition de faire valider la reprise par un bureau d’études structure, qui dimensionne le linteau, les appuis et l’étaiement provisoire. Sur un mur de moellons de cinquante à soixante-dix centimètres, c’est la répartition des charges sur la maçonnerie qui demande le plus d’attention.


Faut-il une autorisation pour transformer un chai en pièce de vie ?


Le passage d’un usage agricole ou de remise à l’habitation constitue un changement de destination, qui relève d’une déclaration préalable ou d’un permis selon les travaux engagés sur la structure et les façades. Le point se fait auprès du service urbanisme de la mairie avant d’arrêter le plan, car le règlement métropolitain encadre aussi les emprises et les hauteurs.


Comment traiter l’humidité d’un mur en moellons calcaires ?


La première étape consiste à retirer les enduits étanches qui bloquent l’évaporation, puis à dégager le pied de mur et à vérifier la gestion des eaux de pluie. La reprise se fait ensuite à la chaux, avec des parements perméables à la vapeur et une ventilation adaptée des pièces.


La mérule est-elle un risque réel en Gironde ?


Le département fait partie des zones où ce champignon lignivore est signalé, et son développement est lié à des bois humides, confinés et peu ventilés. Un diagnostic avant travaux et la suppression des sources d’humidité restent les deux leviers les plus efficaces.


Peut-on isoler une chartreuse par l’intérieur sans l’abîmer ?


Oui, en choisissant des matériaux perspirants comme la fibre de bois, le liège expansé ou les enduits chaux-chanvre, associés à un freine-vapeur hygrovariable. Il faut en revanche écarter les isolants étanches à la vapeur posés au contact direct de la maçonnerie ancienne.


Bossina assure-t-il le suivi du chantier jusqu’à la réception ?


Oui, c’est l’objet de la mission de maîtrise d’œuvre d’exécution : direction des travaux, comptes rendus, coordination des entreprises et assistance à la réception. Sur du bâti ancien, cette présence continue sert surtout à arbitrer vite les imprévus mis au jour par les démolitions.


L’échange initial précise la configuration de la maison, le programme familial visé et l’état apparent des maçonneries. Une visite technique sur place permet ensuite de relever l’existant et de qualifier les contraintes de structure, d’humidité et de réseaux.


Devis gratuit sur demande après cette visite technique.



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