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Architecte d’intérieur à Saint-Médard-en-Jalles : surélévation de maison et agrandissement vertical

il y a 2 jours
11 min de lecture
Architecte d’intérieur à Saint-Médard-en-Jalles : surélévation de maison et agrandissement vertical

Sommaire



Introduction


Saint-Médard-en-Jalles se situe à treize kilomètres du centre de Bordeaux, sur la Jalle noire, et comptait 32 749 habitants en 2022. La commune est très étendue mais urbanisée sur sa seule moitié est, celle qui entoure le site industriel historique.


Quand la famille s’agrandit et que la parcelle n’offre plus de place au sol, la hauteur devient la seule réserve. Surélever consiste à déposer la couverture, à créer un plancher et à bâtir un niveau sur les murs existants.


Un architecte d’intérieur à Saint-Médard-en-Jalles intervient avant l’esquisse pour vérifier ce que la maison peut porter. Le relevé, la lecture de la charpente et celle du règlement local précèdent toute hypothèse de plan.


Cet article décrit poste par poste ce que l’on examine avant de surélever une maison médardaise, des fondations à la couverture. Il suit l’ordre réel d’une mission, du relevé à la réception du chantier.



Saint-Médard-en-Jalles : une commune forestière où le pavillonnaire s’est étendu


La commune est limitrophe du Haillan, du Taillan-Médoc, du Temple, de Martignas-sur-Jalle, de Mérignac, de Saint-Aubin-de-Médoc, de Saint-Jean-d’Illac et de Salaunes. Elle est accessible par les sorties 8 et 9 de la rocade, et les forêts et milieux semi-naturels couvraient encore 68,1 % du territoire en 2018.


Les zones urbanisées représentaient 16,1 % du sol, les zones industrielles ou commerciales 8,6 %. Cette répartition dit une chose simple : dans les quartiers habités, la réserve foncière est déjà largement consommée.



De Corbiac à Cérillan : des quartiers pavillonnaires de périodes différentes


Corbiac, au sud-est, est majoritairement résidentiel, et Caupian, au sud-ouest, aligne de multiples lotissements. Magudas, entouré de forêt, a connu une forte extension pavillonnaire, et Cérillan est en pleine expansion depuis 2003.


Gajac fait office de deuxième centre, avec son château du quinzième siècle en haut du bourg et son moulin en bas, sur la Jalle. Hastignan, au nord-ouest entre les routes du Porge et de Lacanau, mêle équipements publics et maisons individuelles.



Ce que la période de construction laisse présager


Un pavillon des années 1970 pose le plus souvent une dalle sur vide sanitaire, des murs en blocs creux et une charpente industrialisée. Une maison ancienne du bourg présente des murs épais en moellon et des planchers bois, avec des réserves de portance très différentes.


Cette lecture ne remplace aucune étude : elle indique seulement où l’étude devra regarder. La même méthode vaut pour un aménagement intérieur à Ambès ou ailleurs en Gironde, sur des bâtis tout aussi variés.



Ce que fait un architecte d’intérieur à Saint-Médard-en-Jalles avant de surélever


Faire intervenir un architecte d’intérieur à Saint-Médard-en-Jalles avant de décider change l’ordre des questions. On ne dessine pas d’abord les chambres, on vérifie d’abord ce que les murs peuvent reprendre.


La démarche prolonge celle de l’évaluation du potentiel de rénovation d’une maison avant l’achat, appliquée ici à un bâti déjà possédé. Le propriétaire connaît sa maison, mais rarement la capacité de ses fondations.



Trois études qui conditionnent le projet


Le relevé mesure les hauteurs libres, l’épaisseur des murs, le sens de portée des planchers et la géométrie exacte de la toiture. Une étude de structure vérifie ensuite les fondations, les chaînages et la descente de charges jusqu’au sol.


La troisième étude est réglementaire : hauteur admise, aspect des façades, implantation, stationnement. Ces trois lectures se mènent en parallèle, car chacune peut réduire le programme des deux autres.



Ce que recouvre la mission de maîtrise d’œuvre


La mission couvre le relevé, les hypothèses de volume, le dossier d’urbanisme, la consultation des entreprises et le suivi du chantier. Elle coordonne l’ingénieur structure, le charpentier et les lots techniques, sans se substituer à eux.


L’architecte d’intérieur apporte en plus la cohérence du dedans : circulations, lumière, rangements intégrés, continuité des sols. Un niveau ajouté qui se vit mal reste un étage raté, même parfaitement calculé.



Lire la structure existante : fondations, chaînages et descente de charges


Surélever ajoute une charge permanente sur un ouvrage dimensionné pour un seul niveau. La question n’est donc pas de savoir si l’on peut monter, mais jusqu’où l’existant suit.


À Saint-Médard-en-Jalles, 63,4 % de la superficie communale est classée en aléa moyen ou fort de retrait-gonflement des argiles. Sur les 10 672 bâtiments dénombrés en 2019, 10 652 se situent dans cette classe, ce qui rend l’étude de sol incontournable.



Fondations et semelles : la reprise en sous-œuvre


Quand la semelle existante n’absorbe pas la charge nouvelle, on l’élargit ou on l’approfondit par passes alternées. Cette reprise en sous-œuvre se mène sous étaiement, avec un ordre de passes imposé par l’ingénieur.


Les arrêtés de sécheresse de 1989, 1991, 1995, 2002, 2003, 2005, 2011 et 2018 rappellent que le phénomène est récurrent sur la commune. La même prudence vaut près de la Garonne, où un aménagement intérieur à Bassens se conçoit aussi après lecture des désordres existants.



Chaînages, linteaux et continuité verticale


Un niveau supplémentaire exige des chaînages verticaux continus et un chaînage horizontal en tête de mur. Sur des blocs creux non armés, la reprise passe par des raidisseurs coulés dans des réservations créées à cet effet.


Les ouvertures existantes sont le point faible, car un linteau calculé pour un étage ne vaut plus pour deux. On les recense une par une, avec leur portée, avant d’arrêter la trame du plancher.



Charpente et couverture : ce que l’on dépose, ce que l’on conserve


Une surélévation commence par une démolition : dépose de la couverture, de la charpente et parfois du plancher haut. C’est la phase la plus exposée, parce que la maison reste ouverte au ciel plusieurs jours.


La charpente industrialisée des pavillons récents se dépose en totalité, ses fermettes ne pouvant être recoupées. Une charpente traditionnelle à pannes et chevrons autorise parfois une dépose partielle, si les entraits restent sains.



Plancher du niveau créé : bois, mixte ou béton


Un plancher bois à solives apporte de la légèreté et se monte vite, ce qui ménage les fondations. Un plancher béton apporte de l’inertie et une meilleure correction acoustique, mais il pèse nettement plus lourd sur l’existant.


Le choix se fait avec l’ingénieur, selon la portance disponible et la hauteur libre à conserver. Il commande ensuite tout le reste : escalier, cloisons, réseaux, retombées de poutres.



Mise hors d’eau et protection de l’existant


Entre la dépose et la pose de la nouvelle couverture, la maison est couverte par un parapluie de chantier ou une bâche tendue sur échafaudage. Le poste est rarement anticipé, et c’est pourtant lui qui évite un sinistre intérieur.


La commune est exposée au risque de feu de forêt, encadré par un règlement interdépartemental à cinq niveaux de vigilance croissants. Le calendrier de dépose tient compte de cette saisonnalité, comme un aménagement intérieur à Saint-Vincent-de-Paul tient compte de ses propres contraintes de site.



L’escalier, la distribution et les réseaux du niveau créé


L’escalier est l’organe qui décide du plan, pas un détail de second œuvre. Il prélève de la surface aux deux niveaux et impose une trémie dans le plancher.


Sa position se cherche dès l’esquisse, à partir des circulations existantes et de la descente de charges. Un escalier mal placé fait perdre une pièce en bas comme en haut.



Réseaux : ce qui remonte et ce qui se double


L’eau et les évacuations imposent la proximité d’une colonne existante, sauf à créer une nouvelle chute. Une pièce d’eau à l’étage se place donc de préférence au-dessus de celle du bas.


Le tableau électrique est souvent à reprendre, le niveau créé demandant ses propres circuits et protections. Cette mise à niveau des réseaux se retrouve dans un aménagement intérieur à Saint-Louis-de-Montferrand comme dans toute rénovation d’ampleur.



Ventilation, chauffage et conduits traversants


Un niveau habité sous toiture demande une ventilation dimensionnée et des entrées d’air qui ne soient pas obturées. L’installation existante est rarement suffisante pour deux niveaux habités.


Le chauffage se prolonge par une boucle dédiée plutôt que par une extension approximative du réseau en place. On vérifie en même temps la position des conduits de fumée, qui traversent le volume nouveau.



Ce que le document d’urbanisme autorise en hauteur


Une surélévation modifie la hauteur et l’aspect du bâtiment, elle relève donc d’une autorisation. Hauteur admise, aspect des façades, pente de toiture et implantation sont fixés par le règlement applicable à la parcelle.


Au-delà d’un certain seuil de surface créée, la déclaration préalable cède la place au permis de construire, instruit en mairie. Le dossier se prépare en amont, car son instruction conditionne le calendrier du chantier.



Hauteur, prospect et aspect : trois contraintes distinctes


La hauteur se mesure selon une règle précise, au faîtage ou à l’acrotère, depuis un point de référence défini. Le prospect impose une distance aux limites séparatives qui augmente avec la hauteur.


L’aspect extérieur peut imposer une pente, une teinte de couverture ou un type de menuiserie. Ces prescriptions dessinent le volume autorisé avant même que le plan intérieur soit abordé.



Servitudes et contraintes propres à la commune


La commune accueille une entreprise soumise à la directive européenne relative aux risques industriels majeurs, ce qui peut générer des contraintes sur certains secteurs. Le relevé de ces servitudes se fait en mairie, document d’urbanisme en main, avant toute hypothèse de volume.


Le risque de feu de forêt fait par ailleurs l’objet d’un plan de prévention dont les prescriptions concernent aussi le bâti existant. Mieux vaut connaître ces couches réglementaires avant de dessiner que de les découvrir à l’instruction.



Confort du niveau ajouté : isolation, acoustique et inertie


Un étage neuf posé sur une maison ancienne crée deux logiques thermiques dans un même bâtiment. L’enveloppe nouvelle se construit aux exigences actuelles, alors que le niveau inférieur garde ses propres faiblesses.


Le volume sous toiture est le plus exposé aux surchauffes d’été, exposition et faible inertie aidant. On y travaille l’épaisseur d’isolant, le déphasage des matériaux et la protection des ouvertures.



Isolation de la toiture et traitement des ponts thermiques


L’isolation se pose en rampant, en continuité avec celle des murs du niveau créé, pour éviter toute rupture. Le point sensible est la jonction entre mur existant et mur neuf, où un pont thermique s’installe facilement.


Les matériaux à fort déphasage, comme la fibre de bois, retardent l’entrée de la chaleur dans la journée. Ils se combinent utilement avec une ventilation nocturne et des menuiseries correctement protégées.



Acoustique entre les deux niveaux


Le plancher qui sépare les deux niveaux doit traiter les bruits d’impact autant que les bruits aériens. Une chape sèche sur résilient, ou une dalle flottante, donne un résultat nettement meilleur qu’un parquet simplement posé.


La question se pose surtout quand on crée des chambres au-dessus d’un séjour, usage par usage. Elle se traite avec la même méthode qu’un aménagement intérieur à Mérignac, où séparer les pièces de jour et de nuit demande le même soin.



Conduire le chantier : mise hors d’eau, phasage et site occupé


Une surélévation suit un ordre peu négociable : reprises en sous-œuvre, dépose, plancher, murs, charpente, couverture. La mise hors d’eau conditionne tout ce qui suit, et donc la durée réelle du chantier.


Habiter la maison pendant les travaux est possible, mais par phases et avec des protections sérieuses. La phase de dépose impose presque toujours un départ temporaire.



Lots, planning et interlocuteurs


Conduire l’opération suppose de coordonner la structure, la charpente, la couverture, les menuiseries, les réseaux et les finitions. L’architecte d’intérieur en maîtrise d’œuvre tient le planning et valide les supports avant pose.


Chaque lot dépend du précédent, ce qui rend l’ordre plus déterminant que la vitesse de chacun. Ce travail de coordination est le même pour un aménagement intérieur à Parempuyre que pour une surélévation complète.



Réception et documents à conserver


À la réception, les ouvrages se vérifient lot par lot et les réserves se consignent par écrit. On récupère les plans mis à jour, les fiches des matériels posés et le repérage des organes de coupure.


Ce dossier sert pendant les dix années suivantes, à chaque intervention sur la maison. Mieux vaut l’exiger à la réception que le reconstituer plus tard.



Tableau récapitulatif : les postes d’une surélévation


Poste

Ce que l’on examine

Ce que l’on vérifie avant de monter

Sol

Aléa de retrait-gonflement des argiles

Étude de sol et portance disponible

Fondations

Semelles, profondeur, largeur d’assise

Besoin de reprise en sous-œuvre

Murs

Blocs creux ou moellon, chaînages

Continuité verticale et raidisseurs à créer

Ouvertures

Portée des linteaux existants

Recalcul pour deux niveaux portés

Charpente

Fermettes ou charpente traditionnelle

Dépose totale ou partielle

Plancher créé

Bois, mixte ou béton

Charge admissible et hauteur libre

Escalier

Position, trémie, emprise aux deux niveaux

Surface prélevée en haut et en bas

Réseaux

Colonne d’évacuation, tableau électrique

Circuits dédiés au niveau créé

Urbanisme

Hauteur, prospect, aspect des façades

Autorisation adaptée à la surface créée

Chantier

Mise hors d’eau, phasage des lots

Occupation du logement pendant la dépose



Exemple illustratif de mission à Saint-Médard-en-Jalles


Exemple de mission type, donné à titre illustratif et ne reproduisant aucun dossier nommé. Maison de plain-pied d’environ quatre-vingt-dix mètres carrés à Cérillan, construite au début des années 1980 sur dalle avec vide sanitaire, dont les propriétaires veulent créer trois chambres et une pièce d’eau à l’étage. Le relevé a montré des murs en blocs creux de vingt centimètres, un chaînage horizontal en tête de mur mais aucun chaînage vertical aux angles, et une charpente industrialisée à fermettes interdisant toute conservation. L’étude de sol a confirmé un terrain en aléa moyen de retrait-gonflement, et l’étude de structure a conclu à un élargissement des semelles sur deux façades, mené par passes alternées sous étaiement. Le plancher du niveau créé a été retenu en solives bois, pour ménager les fondations, avec une chape sèche sur résilient afin de traiter les bruits d’impact au-dessus du séjour. L’escalier a été implanté à la place d’un dégagement existant, ce qui a évité de prélever de la surface dans le séjour. La lecture du document d’urbanisme en mairie a fixé la hauteur admise au faîtage et la pente de couverture, et le dossier a été déposé en permis de construire au vu de la surface créée. Le chantier a été organisé en trois phases : reprises en sous-œuvre, puis dépose et mise hors d’eau sous parapluie, enfin second œuvre et finitions. Le logement a été quitté pendant la phase de dépose, puis réoccupé par zones. Les plans mis à jour, les fiches des matériels posés et le repérage des organes de coupure ont été remis à la réception.



Questions fréquentes


Toutes les maisons peuvent-elles être surélevées ?


Non, tout dépend de ce que les fondations et les murs peuvent reprendre. Une étude de structure tranche la question, et elle peut conclure à une surélévation partielle seulement.


Faut-il un permis de construire pour surélever une maison ?


Au-delà d’un certain seuil de surface créée, oui, et le règlement local fixe en plus la hauteur admise. En deçà, une déclaration préalable peut suffire, mais la hauteur reste contrainte.


Peut-on rester dans la maison pendant les travaux ?


Pas pendant la dépose de la charpente, qui laisse le bâtiment ouvert. Les phases suivantes se mènent en site occupé, zone par zone, avec des protections sérieuses.


Les sols argileux de Saint-Médard-en-Jalles empêchent-ils de surélever ?


Non, mais ils imposent une étude de sol et parfois une reprise des semelles. Les arrêtés de sécheresse répétés sur la commune rappellent que le phénomène est actif.


Vaut-il mieux surélever ou aménager les combles existants ?


Quand la hauteur sous faîtage et la charpente le permettent, l’aménagement des combles reste la solution la plus simple. Une charpente à fermettes et une hauteur insuffisante conduisent en revanche vers la surélévation.


Intervenez-vous uniquement à Saint-Médard-en-Jalles ?


Non, nous travaillons sur l’ensemble de Bordeaux Métropole et plus largement en Gironde. Les communes voisines, du Haillan à Saint-Aubin-de-Médoc, relèvent de la même organisation de chantier.



Parler de votre projet


Vous envisagez de surélever une maison à Saint-Médard-en-Jalles, de Corbiac à Hastignan, ou ailleurs en Gironde, et vous voulez savoir ce que l’existant peut porter ? Prendre rendez-vous avec Bossina pour une visite technique, devis gratuit sur demande après cette visite.


 
 
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